Ce vendredi 14 novembre, huit communes (Linac Gréalou, Faycelles , Fons, Asprières, Capdenac -le-Haut, Quissac et Issendolus ) se sont réunies à Fons pour décider de signer un recours contentieux contre le PLUI du Grand Figeac.
Les maires présents ont déclaré qu’ils regrettaient qu’il faille en venir là pour donner à ce document une valeur plus collective, servant mieux l’intérêt général. Ils reprochent clairement au Grand Figeac d’avoir organisé un simulacre de concertation par la multiplication de réunions unilatérales durant lesquelles le Grand Figeac exposait les souhaits ou les conclusions, arrêtés avec un cabinet de conseil avant la rencontre.
À plusieurs reprises, ces maires et d’autres encore, ont essayé d’ouvrir un dialogue plus concret, plus efficace, avec le Grand Figeac pour travailler sur les projets qu’ils portaient . Cela s’est toujours traduit par une fin de non recevoir. Le résultat est que de très beaux projets, servant l’intérêt général, le territoires et les communes sont aujourd’hui bloqués par un PLUI mal fait. À titre d’exemple, mais il y en aurait encore bien d’autres, un projet de création d’énergie renouvelable pour tout le village de Gréalou via le solaire ne pourra pas voir le jour et un éco-hameau à Fons ne pourra pas voir le jour non plus. D’autres maires expliquent que des constructions, possibles, au regard de la loi sur leur commune, ne pourront se faire alors que les motifs de refus n’ont jamais été clairement expliqués. Plus grave encore, la loi invite à ce que les « dents creuses », (espaces libres entre deux maisons), soient prioritairement, choisies pour donner du droit à construire. Dans nombre de villages, cette disposition n’a pas été appliquée.
Face à cette situation, où la communauté de communes décide de façon unilatérale en organisant un simulacre de concertation, les maires, déclarent ne pas avoir d’autres choix que d’aller au contentieux.
L’objectif, par le truchement d’un cabinet d’avocats, est de trouver tout ce qui pourra bloquer l’application du PLUI et contraindre la communauté de communes à rediscuter de ce document majeur pour le développement du territoire.
